Ça fait maintenant un peu plus de six ans que je baigne dans le milieu du business en ligne.
Six ans à observer.
À tester.
À me comparer aussi, parfois.
À regarder ce qui “marche”, ce qui est mis en avant, ce qui semble être la norme de la réussite.
Et pendant longtemps, il n’y avait pas vraiment de débat : les résultats les plus visibles étaient les plus valorisés.
Le nombre d’abonnés.
L’engagement.
Les commentaires.
La présence permanente sur Instagram.
C’était ça, le succès. Ou en tout cas, c’est comme ça qu’on nous l’a présenté.
Je ne vais pas te mentir :
il y a eu des phases où ça m’a complexée. (c'est peu dire)
Des phases où je me suis demandé si je faisais “assez”.
Si je communiquais comme il fallait.
Si je prenais la bonne voie.
Parce que quand on voit certains chiffres, on a vite fait de penser que la réussite se joue là.
Que si on n’est pas visible à cet endroit précis, c’est qu’on est en train de rater quelque chose.
Et puis le temps a fait son travail.
À force d’accompagner des créatrices, d’échanger avec des entrepreneurs aux parcours très différents, et surtout… d’écouter ce qui se passait derrière les chiffres, j’ai commencé à voir autre chose.
La pression d’être présente tout le temps.
La sensation de ne jamais pouvoir disparaître.
L’obligation de “suivre” des règles qui changent sans cesse.
Les injonctions de la communauté.
Les comparaisons permanentes.
La peur de décroître.
La peur de ne plus exister.
Des créatrices qui se forcent à communiquer sur des canaux qu’elles n’aiment pas,
simplement parce qu’elles pensent ne pas avoir le choix.
Et peu à peu, ma propre définition de la réussite a changé.
Aujourd’hui, je ne crois plus du tout qu’il existe une voie obligatoire.
Je crois qu’il existe des voies qui font sens…et d’autres qui nous éloignent doucement de nous-mêmes.
Instagram peut être une voie.
Mais ce n’est pas la voie.
Il y a la newsletter.
Le site internet.
Le référencement.
Les partenariats.
Le terrain.
Les marchés.
Le bouche-à-oreille.
Et j'en passe...!
Des chemins parfois moins visibles, moins “waouh” de l’extérieur, mais tellement plus respectueux de qui on est.
De mon côté, j’ai compris que ma place n’était pas dans l’ostentatoire.
Ma réussite, aujourd’hui, se construit dans des espaces plus calmes.
Plus discrets.
Plus profonds.
Dans cette newsletter. Dans la relation de confiance. Dans le fait de transmettre sans me forcer. Sans jouer un rôle.
Et c’est là que je prends le plus de plaisir.
C’est là que je dure.
C’est là que je me sens juste.
En ce début d’année, je crois que c’est une vraie question à se poser.
Pas : “où est-ce que je devrais être ?”
Mais plutôt : “où est-ce que j’ai envie d’être ?”
Pas : “qu’est-ce qui marche chez les autres ?”
Mais : “qu’est-ce que j’ai envie de raconter, et comment j’ai envie de le raconter ?”
Parce que si on ne met plus de plaisir dans sa communication, ça finit toujours par se sentir.
Dans l’énergie.
Dans le message.
Dans la relation avec ses clients.
Et aucune stratégie ne compensera ça.
Si j’avais une seule chose à te transmettre aujourd’hui, ce serait celle-ci :
Ta voix mérite d’être entendue là où elle a envie de s’exprimer.
Pas là où on t’a dit qu’il fallait être.
Pas là où “tout le monde va”.
Mais là où tu peux être constante, sincère, et alignée.
C’est souvent à cet endroit-là que les plus belles choses se construisent.💛
Loren Bongat
Fondatrice d’À la Mano
PS : Si tu as envie d’explorer ta propre voie, de vendre plus sur ta boutique en ligne sans dépendre uniquement des réseaux sociaux, et de construire une stratégie qui respecte ton énergie et ta vision, il me reste 1 place pour la prochaine édition de Vitesse Lumière(démarrage le 23 janvier).
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