Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu parler de Marketing.
C’était il y a longtemps.
J’étais jeune.
Et c’est ma sœur, plus âgée que moi, qui m’avait mis entre les mains le Mercator.📕
Un gros pavé.
Rempli de concepts.
De théories.
De schémas pour “prendre des parts de marché”, “maximiser”, “optimiser”, “scaler”.
À l’époque, ça me fascinait autant que ça me mettait mal à l’aise.
Parce que tout ce que je lisais parlait de croissance.
De volume. D’argent. De performance.
Bref : d’un monde pensé pour les industries, les grandes marques, les multinationales.
Et puis, des années plus tard, j’ai plongé dans un tout autre univers.
L’artisanat. Le fait main. Les petites séries. Les créatrices seules dans leur atelier.
Et là, forcément, une question s’est imposée à moi :
"Est-ce que ce marketing-là, que j'ai appris, est vraiment fait pour elles ?"
Parce que ce que je voyais sur le terrain, ce n’était pas des équipes de 20 personnes.
C’était une femme seule, souvent.
Avec ses mains. Sa matière. Son histoire. Son énergie limitée.
Et pourtant, on lui demandait de :
Poster plus / Parler plus fort / Être partout / Vendre plus pour devenir une créatrice à succès / Faire “comme les autres”.
Sans jamais adapter le cadre.
C’est là que l’injonction commence.
Aujourd’hui encore, je la vois partout.
Dans la façon dont on parle de communication.
Dans la façon dont on parle de visibilité.
Dans la façon dont on parle de vente.
On a intégré l’idée que :
- Communiquer, c’est déranger
- Vendre, c’est forcer
- Être visible, c’est trahir ses envies et ses valeurs
Pourquoi ?
Parce qu’on a confondu marketing et marketing industriel.
Celui qui bombarde.
Celui qui automatise.
Celui qui éloigne.
Mais quand tu es créatrice, quand tu travailles seule dans ton atelier, quand chaque pièce passe entre tes mains…
Tu ne peux pas (et tu ne dois pas) parler comme une multinationale.
Et surtout : tu n’en as pas besoin.
Dans un marketing artisanal et humain :
On veut plus de :
✅ Récits vrais, racontés depuis l’atelier
✅ Mots simples, écrits comme on parle
✅ Histoires personnelles, imparfaites, vivantes
✅ Passion qu’on sent encore vibrer à travers les mots et les photos
✅ Confiance avant performance
Et on veut moins de :
❌ “Nous” dans des emails quand on est seule derrière son écran
❌ Discours froids et impersonnels
❌ Messages copiés-collés des grandes marques
❌ Pression à produire toujours plus
❌ Marketing qui demande de jouer un rôle
❌ Distance entre la créatrice et ses clientes
Les gens ne cherchent pas des marques parfaites. Ils cherchent du vrai. Du sensible. Du raconté depuis l’intérieur.
Ils veulent savoir qui est derrière l’objet. Pourquoi il existe. Ce qu’il raconte.
Et ça, aucune multinationale ne pourra jamais le copier.
Alors garde cette patte humaine. Protège-la. Cultive-la.🌱
Dans un monde saturé de discours artificiels, le marketing artisanal (sincère, incarné, aligné) est devenu une force immense.
À condition de ne pas essayer de le transformer en quelque chose qu’il n’est pas.
Loren Bongat
Fondatrice d'À la Mano
PS : Si tu as envie de vendre plus sur ta boutique en ligne sans faire du marketing de multinationale, sans t’épuiser et sans t’éloigner de tes valeurs et ta passion, c’est exactement ce qu’on travaille dans Vitesse Lumière.
Le tout pour créer du vrai lien (et des ventes) avec tes clients de cœur.